Actualités

Intervention dans le cadre du débat d'orientation des finances publiques pour 2019

Jeudi 12 juillet dans le cadre du débat d’orientation budgétaire, je suis intervenue pour inviter le ministre du budget et des comptes publics à des réformes structurelles t pas seulement une réduction de la progression des dépenses.

Intervention dans la matinale de BFM business

Je suis intervenue mardi dans la matinale de BFM Business pour revenir sur l’allocution du président de la République devant le congrès à Versailles, un long discours sans aucun élément chiffré. Emmanuel Macron parle d’un ralentissement de la hausse de la dépense publique, mais il est désormais impératif de la réduire pour enrayer la dette et ne pas recourir une nouvelle fois à une hausse d’impôt, après celle de la CSG.

Retoiur sur la première année de mandat dans le Mag 39

Bilan d’une première année de mandat sous le prisme de mon expérience des deux mandats précédents dans le Mag 39.

Intervention lors de l'émission "les Experts" sur LCP

Intervention lors de l'émission "22h-minuit" sur Franceinfo

Question au gouvernement

Monsieur le Premier ministre,
A l’occasion de l’examen du projet de loi de règlement du budget, je veux ici saluer le fait que le Gouvernement ait accepté l’inscription dans la procédure budgétaire de l’évaluation des politiques publiques.
Votre Gouvernement a bénéficié d’un alignement favorable des planètes, mais comme le souligne la cour des comptes, cette amélioration du solde budgétaire sans effort, ne pourra être obtenue indéfiniment car vous n’avez pas su utiliser ce phénomène de croissance à bon escient.
Votre Gouvernement est incapable de prendre les décisions qui permettraient de maîtriser la dépense publique.
Les dépenses de l’Etat, se sont même envolées de 12 milliards d’euros en un an, dont 10,6 milliards (hors dette et pension) sur le champ des seuls ministères. Soit une croissance de 4.8%, alors que vous imposez aux collectivités une contractualisation, avec une progression de 1.2%.
Ainsi, la dette de l’ensemble des administrations publiques est passée de 96.6% à 96.8% du PIB entre 2016 et 2017.
L’assainissement des comptes publics est une véritable bombe à retardement, et vous mettez en avant la baisse du déficit sous la barre des 3%, alors que tous les autres indicateurs se dégradent ; la cour souligne que cette amélioration « du solde budgétaire s’avère en réalité peu significative ».
D’autant que le déficit de l’Etat reste trop élevé : il est encore supérieur de près de 22 milliards d’euros au niveau qui permettrait de stabiliser la dette dans le PIB.
Ceci, sans compter le risque préoccupant que ferait peser une remontée des taux d’intérêt.
La vérité, c’est que la pression fiscale a été portée à son paroxysme et que pour satisfaire des promesses de campagne vous reportez l’ensemble des efforts à la fin du quinquennat.
Quand comptez-vous prendre vos responsabilités et vous engagez sérieusement dans des réformes structurelles porteuses d’une meilleure efficience du service public à un coût maîtrisé ?

Communiqué de presse

Initialement, je n’avais pas souhaité répondre à l’éditorial de Monsieur le maire de Saint-Claude. Mais après mûre réflexion et compte tenu des violentes attaques pilonnées sur ma personne et des arguties clairement adressées à ma fonction, je me vois contrainte de vous livrer mon analyse.
Je voudrais tout d’abord rappeler que dans un contexte éminemment défavorable, les électrices et les électeurs ont tranché démocratiquement. Ils m’ont renouvelé leur confiance et ont reconnu, de fait, ma présence et mon ancrage territorial.
À la lecture de cet éditorial, j’entends un cri de désespoir et je mesure l’ampleur de la solitude, du désarroi, mais surtout de l’impuissance d’un élu. Impuissance à fédérer, impuissance à rassembler les énergies, impuissance à impulser une dynamique, enfin impuissance à travailler avec tous les acteurs de ce territoire.
Je regrette sincèrement que cet élu ne se soit pas approprié le logiciel qui commande aujourd’hui l’action publique, celui qui dépasse et transcende les clivages au service de la co-construction des projets de territoires pour fédérer les acteurs et remporter l’adhésion des décideurs.
Je réitère enfin publiquement ma disponibilité envers toutes et tous les élus qui souhaiteraient, qui souhaiteront mon engagement à leurs côtés.

Intervention lors de l'émission le Talk Figaro

J’ai participé dernièrement à l’émission le Talk Figaro, durant laquelle j’ai pu revenir sur différents sujets d’actualité : agro alimentation et pesticides, climat social, finances publiques….

Question concernant l'hôpital Louis Jaillon de Saint-Claude

M. le président. La parole est à Mme Marie-Christine Dalloz, pour exposer sa question, no 318, relative au centre hospitalier Louis Jaillon à Saint-Claude.
Mme Marie-Christine Dalloz. Madame la secrétaire d’État, je voudrais vous interroger sur l’avenir du centre hospitalier Louis Jaillon à Saint-Claude dans le Jura, sur la fermeture de son service de maternité et sur le démantèlement de son unité de chirurgie, remplacée par un service de chirurgie ambulatoire.

L’année dernière, ce service de maternité a vu 320 naissances. Mais il y a cinq ans, il en avait vu 500 ! Cela signifie que l’on a organisé, au fil des années, sa fermeture programmée de ce service. Parce qu’il n’y avait pas suffisamment de médecins, le suivi des parturientes se faisait au fil de l’eau : elles n’avaient jamais avec le même interlocuteur médical.

Cette décision n’est absolument pas adaptée aux problématiques du Jura. Il faudrait prendre en compte les conditions de déplacement en montagne : les patients sont contraints à deux heures de trajet pour se rendre à l’hôpital de Lons-le-Saunier, ce qui représente, vous en conviendrez, un danger pour les parturientes. Les conséquences en matière de santé publique sont donc dramatiques – parlez-en aux Jurassiens !

Au-delà des risques encourus, je m’interroge sur le coût engendré par ces nombreux transferts et sur la surmobilisation des services de secours du département qui en découle – bien sûr, je sais que ce n’est pas le même budget et que ce ne sont pas les mêmes financements.

En outre, l’hôpital de Saint-Claude représente 380 emplois et se positionne comme le premier employeur de la ville. C’est donc un pan entier de l’économie de ce territoire qui se trouve fragilisé par cette fermeture.

Élue de terrain, je suis on ne peut plus consciente de la nécessité d’assurer la continuité des services publics de proximité dans les territoires ruraux, et je vous demande de nous apporter une solution individualisée et adaptée face à cet enjeu.
M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances.
Mme Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances. Madame la députée, je vous prie d’excuser Mme la ministre Agnès Buzyn, qui m’a priée de vous transmettre la réponse suivante.

Vous avez appelé son attention sur le devenir de l’hôpital Louis Jaillon de Saint-Claude, à la suite de la réorganisation de ses services, et sur sa place dans l’offre de soins du Haut-Jura. Cet établissement, plus généralement les établissements du Jura Sud, font face depuis de nombreuses années à une perte d’attractivité médicale fragilisant certaines activités ; s’ensuit une situation financière très dégradée qui empêche tout investissement. Elle tient à souligner que les hôpitaux du Jura ont bénéficié de près de 5 millions d’aides financières sur la seule année 2017, dont près de 2 millions pour le seul centre hospitalier Louis Jaillon. Il était impératif de repenser l’organisation des soins dans le Jura pour sortir de cette impasse.

Les travaux ont débouché sur une réorganisation d’ensemble, présentée publiquement le 27 octobre dernier et largement engagée depuis. Cette nouvelle organisation préserve des services sur chaque site hospitalier suivant des principes de spécialisation et de gradation des soins. Concernant plus particulièrement le centre hospitalier de Saint-Claude, cela se traduit par le maintien du service d’urgences, du centre lourd de dialyse et d’une activité de chirurgie ambulatoire deux jours par semaine dans le cadre d’une équipe territoriale publique avec le centre hospitalier de Lons-le-Saunier, équipe qui sera ouverte prochainement aux praticiens libéraux de la clinique de Lons-le-Saunier.

La maternité, quant à elle, est transformée en centre périnatal et pédiatrique de proximité, ce qui permet d’accueillir les patientes en consultations prénatales comme post-natales ; ce centre, placé sous le triple signe de la proximité, de la périnatalité et de la pédiatrie, accueille les femmes et enfants à Saint-Claude, mais aussi à Morez et prochainement à Champagnole. Par ailleurs, la possibilité de réaliser des chimiothérapies en tant que site associé et l’autorisation d’implantation d’une activité d’imagerie à résonance magnétique ont été actées par l’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté et devront prochainement être concrétisées.
M. le président. La parole est à Mme Marie-Christine Dalloz.
Mme Marie-Christine Dalloz. Je tiens à rappeler que j’ai adressé au sujet de l’avenir de l’hôpital de Saint-Claude trois courriers à Mme Buzyn : j’ai reçu deux accusés de réception, ce qui est assez classique, mais pas d’explications sur le fond.

Elle évoque dans sa réponse une perte d’attractivité médicale. Dont acte, mais c’est l’ensemble des hôpitaux de proximité, l’ensemble des hôpitaux ruraux – du moins ceux qui ne fonctionnent pas avec un centre hospitalier universitaire –, qui sont affectés par la perte d’attractivité médicale. Je pense qu’il s’agit d’un sujet que le ministère de la santé doit être en mesure de traiter parce que même si la réponse est d’une urgence variable, l’ensemble du territoire est concerné, avec partout les mêmes conséquences, à savoir des fermetures de services. Mais franchement, peut-on considérer qu’un service de chirurgie ambulatoire ouvert deux jours par semaine va conserver de l’attractivité ? Cela signifie, à une échéance de deux ou trois ans, une fermeture déjà annoncée. Voilà le drame. Pour le moment, nous sommes certes dans une situation d’attente, mais cela ne peut être satisfaisant pour l’avenir.

Quant à la maternité, lorsqu’on tient compte des délais de transport sur les routes verglacées ou enneigées l’hiver, il apparaît que la réorganisation crée un vrai danger pour les parturientes. Je ne comprends comment on peut invoquer aujourd’hui l’existence du centre post-natal avancé à l’hôpital de Saint-Claude : il y avait un vrai savoir-faire dans l’équipe de sages-femmes, et il est vraiment dommage d’avoir cassé cette dynamique.

Le plan régional de santé n’est pas acceptable en l’état.

Intervention lors de l'émission "Questions d'actualité, le débrief" sur LCP

Je suis intervenue mercredi 9 mai sur LCP afin de réagir aux questions d’actualité, et plus particulièrement à celle de la réforme constitutionnelle.
Avec une tranche de 238.000 habitants pour un Député, les territoires ruraux seront très sous représentés, et 21 départements français n’auront plus qu’un seul Député. Cette réforme cumulera deux effets, réduction du nombre de parlementaire et introduction d’une part de proportionnelle.

Prix littéraire des Députés

Lors de 27ème journée du livre politique à laquelle j’ai participé étant membre du jury, j’ai rédigé une tribune qui a été publiée à cette occasion et dont le sujet était : la République.

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